MOZA TSW Truck Wheel : le volant qui change vraiment l’immersion sur ETS2 et ATS
Le MOZA TSW ne se contente pas d’ajouter un grand cerceau à un setup. Avec son diamètre de 400 mm, ses 14 boutons rétroéclairés, ses 2 molettes, ses 2 joysticks ultra-fins et ses 10 LED, il a été pensé pour la simulation routière. MOZA le positionne clairement comme un volant truck sim dédié, compatible avec toutes les bases MOZA et ouvrable aux bases tierces via son écosystème. Du côté de la presse spécialisée, Boosted Media le présente aussi comme l’un des premiers vrais volants truck sim conçus comme tels par un grand nom du simracing.
Petite mise au point avant que quelqu’un imagine un partenariat secret avec livraison de cartons orange à la maison : je ne suis pas sponsorisé par MOZA. Ce que je teste, je le paie. Le seul truc qui arrive gratuitement, c’est parfois la douleur au moment de regarder le relevé bancaire.
Pourquoi le TSW compte vraiment en simulation routière
Le vrai changement, c’est la gestuelle. Un volant truck sim de 400 mm n’oblige pas à conduire comme un volant GT agrandi : il modifie la posture, l’ouverture des bras, la façon d’accompagner une manœuvre et la lecture de la direction à basse vitesse. MOZA insiste sur ce diamètre “standard truck”, sur le dessin quatre branches et sur la possibilité d’installer le volant avec un support dédié réglable de 0 à 75°. Sur le terrain, c’est exactement ce qui fait la différence entre “jouer à ETS2” et commencer à retrouver une sensation de cabine.
Oui, une roue de 30 cm peut très bien convenir. Il ne faut pas faire une dépense juste pour dire qu’on a un TSW. Mais pour celui qui roule tous les jours, qui manœuvre souvent, qui aime les créneaux propres, les ronds-points bien négociés et les longues sessions sur ATS ou ETS2, le TSW devient un outil d’immersion presque indispensable. Pas indispensable pour exister. Indispensable pour ressentir davantage le camion.

Angle de rotation : 1800° comme base réaliste, pas 2520° ou 2700°
C’est ici qu’il faut être propre journalistiquement. La base R5 est affichée à 2700° sur la fiche du R5 Bundle, alors que la fiche du Trucking Bundle mentionne une rotation infinie. Cela décrit la capacité du hardware, pas le réglage réaliste à viser par défaut dans une simulation routière..
Pour parler réalisme, il vaut mieux regarder un exemple de camion réel. Un essai du Volvo FH 460 I-Save 6×2 publié par Commercial Motor indique quatre tours lock-to-lock, soit 1440°. Donc, dans un article sérieux sur le TSW, 1800° doit être présenté comme une base cohérente et crédible pour un tracteur routier, tandis que 2520° et 2700° relèvent surtout du débattement disponible côté matériel, pas d’une vérité réaliste à reproduire absolument.
Mon point de départ pour ETS2 et ATS est donc simple : 1800°, un retour de force modéré, peu d’effets artificiels, et un volant qui reste lisible dans les manœuvres lentes. Le but n’est pas de faire “fort”. Le but est de faire juste.
Pit House : les trois pages à connaître sur le TSW
MOZA documente clairement le rôle de Pit House : le logiciel permet de lire et configurer rapidement les paramètres du volant, de régler l’angle maximal et le centrage, d’accéder à des réglages plus détaillés, et de gérer la télémétrie du jeu depuis la page principale. Le manuel du TSW ajoute que les joysticks peuvent être réglés en mode bouton ou mode D-pad, que les LED peuvent fonctionner selon plusieurs modes, et que les combinaisons de touches sont aussi prévues dans l’interface.
Paramètres généraux

C’est l’onglet le plus pratique au quotidien. Sur ta capture, on voit l’assignation du D-pad au stick gauche ou au stick droit, l’accès au Key Combination Setting, la gestion de la mise en veille, la couleur de l’éclairage de veille et sa vitesse. C’est aussi ici que le TSW montre une partie de sa souplesse : les mini-sticks peuvent être exploités comme boutons ou comme D-pad, ce qui change complètement la logique de mapping selon que tu privilégies la navigation cabine ou des fonctions directes.
Dans un usage truck sim, cette page sert surtout à choisir ta logique de conduite. Tu veux un stick dédié aux vues ? Passe-le en D-pad. Tu préfères l’utiliser comme groupe de boutons rapides ? C’est possible aussi. Pour un volant de ce type, ce n’est pas un détail : c’est ce qui évite d’aller chercher le clavier toutes les trente secondes.
Indicator Settings

Le manuel du TSW indique plusieurs réglages pour les LED : mode RPM, off ou constant, différents modes d’indicateur, le timing des LED et leur luminosité. Sur ta capture, on retrouve en plus la bascule Telemetry / Non-Telemetry / Arrêt, la fréquence de l’effet de veille, la couleur de chaque LED et la création d’un effet personnalisé.
Dans ETS2 et ATS, ces LED ne sont pas aussi essentielles que sur un volant Formula, mais elles restent utiles. Elles donnent de la vie au volant, permettent une personnalisation plus poussée et renforcent le côté “matériel dédié” du TSW. Pour un setup de nuit ou une cabine sombre, ce sont aussi des repères visuels agréables.
Button Light Settings

La page produit officielle précise que les 14 boutons sont personnalisables en RGB, avec jusqu’à 16,7 millions de couleurs, et que Pit House permet de personnaliser la couleur des boutons comme les indicateurs. Sur ta capture, on voit justement la luminosité des boutons, leur couleur, un effet idle et la création d’un effet lié à la télémétrie.
Pour beaucoup, ce sera du confort. Pour moi, c’est plus que ça : sur un volant aussi chargé, un bon rétroéclairage aide vraiment à lire le layout en un clin d’œil, surtout en conduite nocturne ou sur un bureau peu éclairé..
Les boutons du TSW : penser en zones, pas en doublons
Le TSW a déjà une vraie logique visuelle “camion”. MOZA met en avant des icônes orientées truck sim sur les boutons, des stickers de personnalisation, et une ergonomie prévue pour la conduite routière. Il faut donc bien le dire dans l’article : le volant possède déjà ses propres boutons dédiés visuellement aux feux, essuie-glaces et autres fonctions routières. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut reproduire ce marquage à l’identique dans le jeu. Le bon mapping, c’est celui qui colle à tes habitudes, à ton installation et à la présence éventuelle des Multi-function Stalks, qui ajoutent de leur côté essuie-glaces, phares, régulateur et 28 interrupteurs programmables.
Le MOZA TSW dispose déjà d’une implantation de boutons bien pensée, avec une logique visuelle claire autour des fonctions les plus courantes en simulation routière. Pour autant, cela ne signifie pas qu’il faut obligatoirement respecter à la lettre chaque emplacement suggéré. L’intérêt du TSW, c’est justement sa souplesse : la configuration des touches est large, personnalisable et suffisamment ouverte pour permettre à chacun de créer un mapping adapté à ses habitudes de conduite.
Selon votre manière de jouer, la durée de vos trajets ou encore la présence d’autres périphériques comme des commodos, vous pouvez organiser vos commandes pour gagner en confort et en efficacité. Le plus important n’est pas de suivre un schéma imposé, mais de construire une disposition naturelle, cohérente et agréable à utiliser au quotidien.
Ci-dessous, voici donc un exemple de configuration parmi d’autres pour paramétrer vos touches sur le TSW.
Bloc gauche : route, signalisation, lecture du trafic
Le bloc gauche est idéal pour les fonctions que tu déclenches souvent sans réfléchir : clignotants, warnings, appel de phares, feux ou fonction de visibilité secondaire. C’est la zone la plus logique pour tout ce qui touche à la communication avec le trafic. Si tu gardes cette famille de commandes au même endroit, le TSW devient vite naturel à utiliser.
Bloc droit : conduite active et fonctions camion
Le bloc droit se prête mieux aux fonctions de conduite active : essuie-glaces, klaxon, frein moteur, ralentisseur, frein de parking, blocage de différentiel, levage d’essieu, attelage/dételage. Ici, le plus important est l’accessibilité. Le klaxon et le ralentisseur doivent tomber sous la main sans réflexion..
Joystick gauche : vues et navigation
MOZA indique clairement que les joysticks peuvent être réglés en bouton ou en D-pad. C’est un point clé du TSW. Le joystick gauche est parfait pour les vues cabine, le regard gauche/droite, la navigation dans le Route Advisor ou certains menus rapides.
Joystick droit : caméra, rétros, fonctions annexes
Le joystick droit peut servir à la caméra extérieure, au recentrage de vue, à la gestion des rétros virtuels ou à des actions secondaires que tu ne veux plus chercher au clavier. C’est là que le TSW montre sa vraie valeur pratique : il réduit la dépendance au clavier, donc il renforce la continuité de conduite.
Molette gauche : régulateur
MOZA cite explicitement les thumbwheels comme très adaptées au régulateur de vitesse ou à d’autres réglages. En trucking, la molette gauche est presque une évidence pour monter ou descendre le régulateur. C’est propre, tactile, naturel.
Molette droite : GPS, HUD, navigation secondaire
La molette droite fonctionne très bien pour le zoom GPS, le défilement du Route Advisor ou une fonction logistique secondaire. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est le genre de détail qui rend une longue session plus fluide.
Réglage conseillé : simple, progressif et cohérent
Pour débuter sur le MOZA TSW, je ne conseillerais pas forcément 1800° en premier.
Sur le papier, c’est crédible pour une logique camion, mais dans la pratique ce n’est pas toujours le plus simple pour tout le monde.
- 1080° : le réglage le plus simple pour commencer, surtout si l’on découvre le truck sim au volant.
- 1440° : le meilleur compromis entre confort, amplitude et réalisme.
- 1800° : un réglage plus immersif, à réserver plutôt à ceux qui aiment les grandes rotations et roulent régulièrement.
L’idée est simple : 1080° pour la facilité, 1440° pour l’équilibre, 1800° pour une approche plus poussée.
Sur ETS2 et ATS, tout dépend ensuite de vos habitudes, de votre installation et du temps que vous passez réellement au volant.
ETS2, ATS et la télémétrie
- MOZA classe Euro Truck Simulator 2 et American Truck Simulator parmi les jeux compatibles en force feedback et en télémétrie. Pour ETS2, MOZA publie aussi une procédure dédiée avec
- installation des fichiers
ETS2SharedMemoryMapPlugin32.dllETS2SharedMemoryMapPlugin64.dll- dans les dossiers
win_x86/pluginsetwin_x64/plugins.
Dans ton article, le plus propre est d’écrire cela comme suit :
Pour profiter correctement de certaines fonctions liées à la télémétrie, il faut aussi installer le plugin MOZA pour ETS2. J’expliquerai toute la procédure pas à pas dans un article dédié : [LIEN DE TON FUTUR TUTO TÉLÉMÉTRIE].
Avis de Swiss Jim
Je suis bluffé, et surtout heureux, de voir que des marques ont enfin franchi le pas pour les routiers virtuels. Pendant longtemps, le truck sim a vécu avec du matériel pensé d’abord pour la course. Avec le TSW, on a enfin un volant qui parle le langage de la cabine.
Pour moi, c’est un outil quasi incontournable si l’on cherche une immersion complète. Il change la posture, la manière de tourner, le rythme de conduite. Maintenant, il faut garder la tête froide : une roue de 30 cm va aussi très bien. N’allez pas faire la dépense juste pour dire “j’ai un TSW”.
La vie est déjà assez chère. Réfléchissez bien à votre usage réel. Si vous roulez occasionnellement, ce n’est pas forcément l’investissement le plus urgent. En revanche, si vous êtes un passionné, que vous lancez ETS2 ou ATS presque tous les jours, que vous aimez les longues livraisons, les manœuvres propres et l’ambiance cabine, alors oui, le TSW a du sens.
Ce que je reproche
Les touches sont un peu bruyantes. Ce n’est pas dramatique, mais ce n’est pas non plus le silence feutré d’un périphérique haut de gamme ultra-mou.
Et puisqu’il fallait vraiment trouver un truc à dire : j’aurais aimé voir le logo MOZA rétroéclairé. Ce n’est pas une tragédie industrielle, on s’en remettra, mais le genre de petit détail qui aurait fini le tableau.
Ce qui pourrait évoluer
Les icônes de touches, c’est une très bonne idée. Le problème, c’est que dès qu’on ajoute les Multi-function Stalks, certaines fonctions comme les feux ou les essuie-glaces peuvent devenir redondantes entre les commodos et le volant. Et comme MOZA propose justement ces stalks avec 28 interrupteurs programmables, la question du doublon devient vite concrète.
La vraie évolution intéressante serait donc d’aller plus loin dans la personnalisation : des capuchons interchangeables, des icônes vraiment remplaçables, ou même à terme des touches personnalisables façon mini Stream Deck. Là, MOZA passerait d’un excellent volant spécialisé à un volant encore plus intelligent dans son usage.
Verdict
Le MOZA TSW n’est pas un achat obligatoire pour tout le monde. Mais pour le passionné de simulation routière, celui qui roule souvent, qui veut une vraie gestuelle de camion et qui cherche autre chose qu’un simple volant rond de simracing recyclé, c’est l’un des périphériques les plus convaincants du moment.
Il y a mieux, sur le marché, pour faire de la course. Il y a plus compact, plus polyvalent, parfois plus économique. En revanche, pour donner à ETS2 et ATS une vraie sensation de cabine, un vrai langage de commandes et une vraie présence physique dans les mains, le TSW tape juste. Et c’est précisément pour ça qu’il mérite d’être pris au sérieux.




